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Crise, crise de nerfs !

par admin, le 25 octobre 2012, dans Culture, 2 commentaires
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Par Pierre Fraenkel, plasticien, cascadeur, photographe, souligneur de maux

Veuillez patienter….

Si nous sommes là, enfin ici sur le net c’est que pour la plupart d’entre nous, nous avons souscrit un abonnement chez un opérateur, donc vous savez….vous savez quelle galère c’est !

Oh je dis ça mais il n’y a pas qu’eux, beaucoup d’institutions et d’entreprises se sont dotées de plateformes téléphoniques qui nous jouent très souvent une musique qui a le don de nous exaspérer.

Alors voilà, maintenant ça suffit, y’en a marre!!!! Marre de taper dièse, marre d’attendre des plombes pour avoir la chance hypothétique d’avoir un renseignement, marre de payer des communications dans le vent, marre de ces systèmes de serre-vices qui se soldent par des  » Désolé, tous nos conseillers sont actuellement en ligne, merci de renouveler votre appel ultérieurement » super…

Si vous en avez comme moi marre : tapez 1
Si vous êtes pro dans la patience : tapez 2
Si vous n’avez jamais de problèmes : tapez 3
si vous kiffez les plateformes téléphoniques alors tapez dièse ( je sais pas où c’est sur mon clavier)

C’est à Vous!

« Il y a beaucoup de liberté dans la rue »

Entretien avec Pierre Fraenkel . Interview, Claire Stephan pour Génération Solidarité :

Octobre 2012, la crise par Pierre Fraenkel, c’est aussi la crise de nerfs ?!

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C’est un peu la crise de nerfs, oui ! Il y a beaucoup de services qui laissent à désirer, beaucoup d’attente. On paye beaucoup de notre personne dans cette crise…

L’argent roi, les dérives de la société de consommation, de la crise financière, l’anonymat dans les villes sont autant de messages que vous martelez sur les panneaux d’affichage libre que vous investissez dans les villes. S’agit-il aussi de traiter le mal par le mal ?

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Il s’agit de dire les choses comme je les sens. Je ne sais pas s’il s’agit de soigner le mal par le mal mais quelque part, j’ai envie de dire ma vérité. C’est vrai que c’est un peu frontal parfois, ça peut être agressif. Parfois ça ressemble effectivement à une réponse agressive, ça passe par là des fois mais je ne suis pas dans la frontalité systématique. Mais néanmoins pour des situations données, comme pour les plans sociaux dont on parle beaucoup ces derniers temps, effectivement il n’y pas quinze mille façons d’aborder le problème si ce n’est que de stigmatiser les mots mêmes de plans sociaux.

Quelle est la réaction des gens que vous rencontrez dans la rue au moment où vous faites vos affichages ?

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Ils me demandent ce que je fais. Parce que souvent les gens, dans un premier temps, ils ont le sentiment que ce que je fais est illégal. Donc, ils ont plutôt tendance à passer, à me regarder, à hésiter à poser des questions. Et puis il y a d’autres personnes qui s’arrêtent carrément, qui sont interpellées par le sujet et qui me disent tout de go s’ils sont d’accord ou pas avec mes messages. Il m’est déjà arrivé d’avoir des discussions très partagées sur le sujet. Et puis, il y a une troisième j’allais dire « clientèle » : il s’agit de personnes qui relèvent mes fautes d’orthographe et donc là, c’est la routine pour moi ! Il y a généralement discussion, les gens m’abordent souvent en me demandant pourquoi je fais cela et je leur réponds que pour moi c’est essentiel d’intervenir, de dire ce que je pense et après, on discute du sujet.

Pour vous, il semble aussi essentiel de privilégier l’espace urbain aux institutions. Est-ce une garantie de liberté ?

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Pour moi, ce n’est pas essentiel de ne pas être dans les institutions, c’est surtout essentiel d’être vu lorsque on fait un travail. Je pense que c’est pour que mon travail soit vu que j’investis l’espace urbain. Etre dans les institutions, c’est déjà un long cheminement qui demande beaucoup de temps et d’énergie. J’ai choisi d’aller plus directement face au public, face aux passant et de donner mon information, de présenter mon travail de façon plus rapide. Et c’est sûr que ma liberté est beaucoup plus grande vis-à-vis de mes actes. Je n’ai pas à rendre compte, il n’y a pas de discussions, sauf avec moi-même, sur la pertinence de ce que je veux dire. Oui, il y a une grande liberté dans la rue et c’est quelque chose dont je jouis à chaque fois et que j’exploite beaucoup. Je fais beaucoup de panneaux d’affichage et j’en profite tant que c’est là.

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